 |
Chaque année, vous êtes
nombreux à partir en vacances outre-mer, en Afrique, aux
Antilles, en Asie, dans des pays où le soleil est brûlant, la
mer tiède, les plages dorées. Mais le séjour dans des pays
chauds dont vous ignorez peut-être les moeurs, sous un climat
auquel vôtre organisme n'est pas habitué, comporte d'autres
risques. Pour que vos vacances soient bénéfiques,
il vous faut dans ces
contrées lointaines, surveiller de près votre alimentation,
solide et liquide. Vous éviterez ainsi des troubles digestifs
et intestinaux qui, s'ils ne mettent pas votre santé en péril,
peuvent être assez sérieux pour vous obliger à écourter votre
séjour ou pour compromettre votre rentrée. |
|
|
ÉVITEZ LES CRUDITÉS |
|
Ne consommez pas de légumes crus : les
salades vertes, tomates et autres légumes composent au début du
repas un plat frais, agréable à regarder, et que l'on mange déjà
des yeux. Ne vous y fiez Pas ! Ces produits, le plus souvent
poussés avec l'aide d'engrais organiques, risquent d'avoir été
souillés par des microbes, des amibes. La seule précaution
efficace serait de les laver au permanganate, mais ce procédé
n'améliore pas le goût des aliments. Contentez-vous donc de
légumes cuits.
Parmi les fruits, certains sont aussi exposés
que les légumes aux souillures et aux microbes ce peut être le cas
des fraises. D'autres, au contraire, sont entourés d'une épaisse
enveloppe protectrice, melons, pastèques, oranges, bananes. Ce
sont eux qu'il vous faudra préférer. Vous constaterez d'ailleurs
qu'ils ont souvent un meilleur goût que chez nous. |
 |
 |
Votre organisme a besoin de
sel, surtout dans les climats très chauds. La sueur en élimine
des quantités importantes. N'hésitez pas à saler abondamment
vos aliments, ajoutez du sel même à des plats très épicés,
oubliez tout "régime sans sel" si celui-ci n'a pas
d'indications médicales impératives. Rien ne peut remplacer le
sel. |
|
|
Les épices ont souvent mauvaise
réputation. A tort. Consommées en quantités raisonnables, les
épices ne sont nullement dangereuses pour votre santé. Mais il
arrive qu'elles soient utilisées par des restaurateurs peu
scrupuleux pour camoufler le fumet d'aliments qui ne sont pas
frais. A vous de vous méfier. |
 |
|
VIANDES BIEN CUITES, POISSONS BIEN FRAIS |
 |
Évitez les viandes crues de
type steak tartare: En France, le circuit de la viande est
étroitement contrôlé et la préparation de la viande hachée
soumise à des règles strictes. L'hygiène devrait être aussi
rigoureuse dans les pays où la chaleur développe les germes.
Or, l'abattage, le transport et la conservation de la viande y
sont, le plus souvent, moins surveillés. Quant au hachage,
pour peu qu'il soit effectué avec des instruments mal
nettoyés, il accélère la contamination du produit. Pour les
mêmes raisons, ne consommez que des viandes bien cuites et
renoncez au steak "saignant" ou "bleu". Méfiez-vous des abats
qui, sous ces climats. s'altèrent rapidement |
|
 |
Consommez sans hésitation le
poisson que les pécheurs viennent d'apporter: en Afrique, en
Asie ou dans les mers lointaines, vous trouverez une grande
variété de poissons que l'on sait accommoder de mille et une
manières. Veillez simplement à ce que l'on vous livre le
produit de la pêche du jour. Il peut arriver que dans
certaines mers tropicales, notamment dans le golfe du Mexique
et le Pacifique Sud, les poissons deviennent toxiques du fait
de leur alimentation.
Il faut alors rigoureusement
s'abstenir: même cuits, ces poissons sont impropres à la
consommation. Prenez garde aux coquillages: même frais pêchés
et à aspect extérieur engageant, les coquillages risquent
d'être toxiques. Ils proviennent de la zone maritime côtière
qui est très souvent souillée. Il se peut que, même cuits, ils
restent dangereux pour votre santé. En revanche, vous pouvez
consommer sans danger les crustacés. |
|
|
PLUS IL FAUT CHAUD, PLUS IL FAUT BOIRE |
|
Dès que la température s'élève, vos
besoins de liquide augmentent. La soif que vous ressentez est un
signal d'alarme que vous adresse votre organisme. Ne le négligez
pas. Certaines sensations de faiblesse, certaines nausées,
certaines crampes musculaires n'ont pas d'autre que le manque
d'eau ou le manque de sel. Dans le désert; les besoins d'eau
peuvent atteindre huit a dix litres par jour ! Même si vous ne
vous trouvez pas dans ces conditions extrêmes, vous devrez, dans
les pays chauds, boire plus abondamment que chez vous, pendant et
entre les repas. |
|
Buvez de l'eau, mais pas n'importe
laquelle. Vous avez l'habitude de boire l'eau du robinet, qui est
potable et subit constamment des contrôles. Il n'en va pas de même
dans beaucoup de pays d'Afrique et d'Asie, même dans les grandes
villes. Vous devrez donc dans ces contrées, boire de l'eau
minérale ou des jus de fruits et boissons variées présentées en
bouteilles capsulées.
L'eau peut aussi être consommée sous la forme
de potages, bouillons de légumes que vous pouvez additionner de
sel, tisanes, thé léger... Les liquides ainsi absorbés auront été
stérilisés par l'ébullition. Rappelez-vous que les fruits tels que
melons et pastèques contiennent une quantité d'eau appréciable et
sans danger. |
 |
|
Vous pouvez, au cours d'une randonnée ou
d'une expédition réduit à consommer l'eau que vous trouvez sur
place. Il faudrait la filtrer... à condition d'avoir du temps et
du matériel. Une autre solution serait de la désinfecter en y
ajoutant quelques gouttes d'eau de Javel ou de permanganate de
potassium, si vous en avez. Le mieux est de prévoir avant le
départ ces cas extrêmes : mettez dans vos bagages une boîte de
pastilles d'un dérivé chloré que vous trouverez partout en
pharmacie. Le résultat sera satisfaisant si vous laissez la
pastille au contact de l'eau le temps indiqué. |
|
ATTENTION AUX FAUX AMIS ! |
|
Méfiez-vous du lait: le lait ne doit jamais être consommé sans
avoir été bouilli. Encore est-il préférable de se limiter au lait
en boite. Dans les pays chauds, la traite a souvent été effectuée
dans des conditions d'hygiène peu satisfaisantes et le lait est un
milieu où les cultures microbiennes se développent très vite. |
|
L'alcool fait mauvais ménage avec la chaleur prenez garde aux
boissons alcoolisées. |
|
N'ajoutez pas de glace à vos boissons: les microbes qui sont
détruits par l'ébullition résistent fort bien, pour la plupart, à
la congélation. En ajoutant un glaçon à votre thé pour le boire
très froid, vous risquez d'y réintroduire des microbes. Pour les
mêmes raisons contentez-vous, si vous voulez boire frais, de
laisser les boissons dans le réfrigérateur. Ne mettez pas dans
votre verre ces glaçons qui gardent les impuretés de leur eau
d'origine. |
|
Attention aux sorbets et crèmes glacées : souvenez-vous que les
sorbets et les crèmes glacées sont préparés les uns avec de l'eau,
les autres avec du lait et que leur transformation ne les a pas
rendus plus fiables sur le plan de l'hygiène. |
|
CONSEILS POUR VOUS ET LES VOTRES ! |
 |
Les mesures à prendre contre
les troubles Dus à l'absorption d'eaux polluées ou d'aliments
souillés ou toxiques sont évidemment très variables selon
l'affection responsable. Des maladies comme l'amibiase ou la
fièvre typhoïde ne peuvent être traitées efficacement que par
un médecin, à plus forte raison le choléra qui persiste
notamment en Asie du Sud et du Sud-Est nécessite une
hospitalisation d'urgence.
Mais, heureusement, beaucoup
de diarrhées aiguës ou subaiguës, si fréquentes sur le
pourtour méditerranéen et dans les pays tropicaux, sont dues à
des microbes moins agressifs et peuvent rétrocéder après
quelques jours de prise d'un médicament que vous aurez emporté
dans vos bagages, pensez à vous le faire prescrire avant votre
départ par votre médecin, de manière à n'être pas pris de
court pendant votre voyage et à pouvoir le prendre dès le
début des symptômes. Hormis les antibiotiques, il existe des
antiseptiques intestinaux non absorbés par la paroi du tube
digestif et ne pénétrant donc pas dans les tissus, qui peuvent
être confiés aux voyageurs.
Si au bout de 48 heures les
symptômes ne disparaissaient pas, n'hésitez pas à consulter un
médecin sur place. Rappelez-vous enfin que la prise de
médicaments ralentissant le transit digestif comme l'élixir
parégorique est généralement déconseillée sauf nécessité
impérative, pour prendre un moyen de transport par exemple,
car ce genre de produit n'a pas d'action sur la cause de la
diarrhée. |
|
|